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L'épuration de l'eau

Jeudi 11 septembre 2008
Aquarium Marin  Démarrage & MaintenanceL'ÉPURATION DE L'EAU

Nous abordons ici l’ensemble des filtres afin d’avoir un point de vue global, mais il faut garder à l’esprit qu’une filtration mécanique génère fatalement des nitrates, bien qu’ils soit en partie éliminé par l’é***eur, leur ac***ulation à termes risque de devenir problématique. C’’est pourquoi la majorité des bacs réservés aux coraux fonctionne avec une décantation.

Le principe des filtres. ..

Un filtre, comme son nom l'indique, doit empêcher le passage de quelque chose, en ce qui nous concerne, bien évidemment ce seront les éléments indésirables qui se trouvent dans l'eau de l'aquarium. Le fait qu'un filtre élimine, les particules en suspension dans l’eau la rendant ainsi cristalline était sans doute à l'origine l'effet que recherchaient les premiers aquariophiles. Malgré le coté positif de cette opération, on s'est assez rapidement rendu compte que ce n'était pas une action primordiale. Sa tâche principale ne consiste cependant pas en une simple filtration mécanique. Son rôle majeur réside dans l'élimination et la transformation par voie bactérienne
des substances invisibles mais hélas nuisibles qui sont dissoutes dans l'eau. Nous allons à présent vous expliquer d'où proviennent ces substances indésirables et comment les bactéries nous aident par leur action à épurer l'eau. Les excréments des poissons, les restes de nourriture ainsi que les algues mortes forment des déchets qui se dissolvent progressivement dans l'eau. A terme, ils peuvent être plus ou moins nocifs pour vos animaux (nitrates, phosphates, substances humiques, phénols, etc.). Certaines bactéries sont cependant spécialisées dans l'élimination et la transformation de ces déchets en substances moins toxiques. Ces bactéries trouvent dans la matière filtrante du filtre de l'aquarium de bonnes conditions de vie et s'y installent au bout de
quelques semaines. Il est important de rappeler qu'un filtre, doit fonctionner en permanence. En cas d'arrêt il peut rapidement se produire une déficience grave en oxygène, voire même la formation d'un milieu anaérobie, car l'aération est liée au passage de l'eau. Les bactéries, en continuant leur action, peuvent appauvrir complètement le milieu en oxygène. Dans ces conditions, les substances toxiques ne cessent de s'ac***uler; elles seront évacuées dans l'aquarium lors de la remise en marche du filtre, avec les conséquences néfastes que cela peut
avoir. Voyons maintenant quelles sont les méthodes que nous pouvons employer pour parvenir à ces fins.

LES FILTRES BIOLOGIQUES SIMPLES

Pour commencer sachez qu'il existe des filtres internes et des filtres externes.

Les filtres internes se trouvent dans l'aquarium et ont l'avantage de ne pas requérir de tuyaux conduisant l'eau vers l'extérieur de l'aquarium ce qui pourrait ainsi provoquer quelques dégâts et certainement des conflits avec votre conjoint. Le nettoyage régulier de ce type de filtre représente une ingérence dans le bac car l'on est obligé de "barboter" dans l'aquarium. Les filtres externes à moteur (Aquarium Systems, Eheim, Project, etc.) peuvent facilement être placés sous ou derrière l'aquarium et il ne reste plus dans votre bac que le tuyau d'arrivée et de sortie qui ne sont guère gênants. Par rapport aux filtres internes, il y a également plus de volume disponible
pour la masse filtrante. Pensez à acheter une marque sur laquelle les tuyaux peuvent être vissés ou fixés par des clips de façon à ce qu'ils ne puissent glisser. Malgré nombre d'avis contraires, les tuyaux sont en effet une partie "vivante" de votre aquarium car ils ont tendance à se libérer de leur attache dès que vous avez le dos tourné ! Cela peut tourner à la catastrophe si ce problème arrive durant votre absence, en particulier lorsque vous n'êtes pas chez vous. Des raccords à attaches rapides et des robinets vous faciliteront les travaux lorsque vous devrez nettoyer votre filtre. Le choix des masses filtrantes, offrant les conditions optimales pour la sédentarisation des bactéries dénitrifiantes que nous venons d'évoquer, ne fait aucune difficulté pour les filtres
internes car ils sont livrés avec de très bonnes cartouches en mousse. Pour obtenir une masse filtrante biologique efficace dans le filtre externe, la règle générale consiste à placer en couche inférieure une ouate filtrante à structure grossière (environ 1/3 du volume du filtre) et par-dessus (1/3 du volume du filtre) de l'ouate fine ou une mousse filtrante et finir sur le dernier tiers avec un remplissage consistant soit en des petits cylindres en céramique, soit en de la lave concassée ou encore en des débris coralliens (un à deux centimètres de diamètre). Cette structure vaut pour les filtres dans lesquels l'eau circule du bas vers le haut. Dans le cas contraire, vous inverserez les masses. L'idéal, pour vous simplifier le travail de nettoyage du filtre, sera de placer les masses filtrantes dans un filet. Tous les autres matériaux filtrants, tels que la tourbe par exemple n'ont
rien à faire dans un aquarium marin ! Au bout d'un certain temps, vous vous trouverez confronté à des situations dans lesquelles vous aurez besoin de charbon actif par exemple pour éliminer les substances colorantes présentes dans l'eau. Il suffira de les placer dans un petit filtre annexe ou l'intégrer dans votre filtre principal sous forme d'une fine couche en réduisant légèrement le volume des masses déjà installées. Il vous faudra aussi nettoyer régulièrement la masse filtrante de votre filtre. Vous constaterez que le nettoyage est nécessaire lorsque le flux d'eau sortant du filtre commence à diminuer et lorsqu'on nourrit beaucoup. Cela peut se faire très rapidement car ne l'oublions pas, à coté de son action biologique le filtre continue aussi son action mécanique et
le colmatage finit par arriver tôt ou tard. Dans ce cas, sortez la niasse filtrante du filtre et rincez la sous l'eau tiède du robinet. En aucun cas vous n'utiliserez pour cette opération des produits détergents ! Ne nettoyez pas non plus le filtre trop soigneusement afin de préserver les bactéries utiles qui s'y trouvent. Il y a beaucoup plus de cas dans lesquels les filtres ont été nettoyés "à mort" que de cas dans lesquels ils ne le sont pas assez. Certains aquariophiles utilisent d'ailleurs deux filtres qu'ils nettoient à tour de rôle pour éviter la perte des bactéries indispensables à la transformation des déchets.

Toujours dans ce cadre, les aquariophiles avertis, pour réduire les coûts et améliorer le rendement se sont mis à construire des décanteurs. Le principe de fonctionnement est identique à ce que nous venons d'étudier, à savoir une action mécanique et une action biologique. Simplement les masses filtrantes sont plus importantes. Là encore, nous trouverons les deux types : un modèle extérieur et un modèle intérieur ou intégré.

Toutefois il faut garder à l’esprit qu’une filtration biologique induit fatalement un production de nitrates, sous l’action des bactéries dénitrifiantes, aussi pour palier à ce problème, la plupart des récifaliens utilisent une décantation. Les filtres étant plutôt réservés aux bacs à poissons.

Le filtre à décantation intérieur ou intégré

Ce filtre est intégré à l'aquarium : une cloison en verre ou en PVC sert de séparation. Des languettes de verre collées de part et d'autre des murs du filtre permettront de maintenir le substrat de filtration. Le passage de l'eau sera assurée par deux trous, diamétralement opposés, percés dans la cloison de séparation. L'un sera placé à hauteur de la surface de l'eau, l'autre à la limite supérieure du substrat qui sert de sol. Les trous d'entrée devront avoir un diamètre minimal de 30mm afin d'assurer un approvisionnement correct en eau. La circulation de l'eau
sera assurée soit par un exhausteur alimenté par de l'air, soit par une pompe immergée ou une pompe de brassage puissante telle la « Turbelle » de la firme TUNZE. Le filtre est divisé en trois compartiments : les deux parties externes verront arriver l'eau sale qui ensuite cheminera au travers de la mousse de polyester avant de rejoindre l'aquarium. Ce type de filtration présente en outre l'énorme avantage de pouvoir recevoir tous les accessoires inesthétiques tels le chauffage ou l'é***eur. Cette technique de filtration est excellente dans la mesure où elle offre aux bactéries une surface habitable plus que conséquente. Bien sûr la vitesse de passage de l'eau ne sera pas idéale pour tous les types de bactéries telles les dénitrifiantes qui au stade ultime réduisent les nitrates en azote gazeux et dont nous parlerons dans le chapitre réservé aux dénitrateurs. C'est ce type de filtration qui est utilisé à l'Aquarium Tropical de Nancy où il donne entière satisfaction. C'est la méthode qu'utilisent également les Amis de l'Aquarium 1932 pour les aquariums de leur Marinarium, ainsi qu'une partie des membres de leur association. D'autre part la maintenance est facilitée dans la mesure où il suffit de retirer un pain de mousse sur les deux lors du nettoyage, sans pour autant perturber l'équilibre biologique de l'aquarium. Dernier détail : dans le cas où vous maintiendriez de petits poissons, il faudra prévoir une grille maillée en PVC pour occulter les entrées du filtre afin que les poissons ne puissent y pénétrer.

Le filtre à décantation extérieur

En règle générale il s'agit d'un deuxième aquarium accolé au premier qui servira de filtre.
Sa configuration sera identique à celle d'un filtre à décantation intégré sauf qu'il sera alimenté au moyen d'un siphon. Le débit sera généré par une pompe immergée (Eheim, Maxi-jet d'Aquarium Systems, etc.) ou par une pompe du type "toupie" (Turbelle de TUNZE, etc.).
L'avantage de ce type de décanteur est qu'il ne prend aucune place dans votre aquarium. Par contre, il présente le risque de se désamorcer. Certains par prudence ont prévu deux siphons au cas où l'un des deux désamorcerait. Mais même avec cette sécurité il est arrivé (et plus souvent qu'on ne pourrait le croire) que les deux siphons se désamorcent. On diminue ce risque en faisant passer l'eau très rapidement à l'aide d'une pompe puissante, mais le calcul doit se faire avec précision car si le débit de la pompe est supérieur à la capacité de transfert du siphon on court des risques de débordement. Une dernière voie consiste à percer une des parois de l'aquarium (à l'arrière ou sur les cotés), d'y installer un tuyau d'écoulement dirigé vers la cuve de décantation
qui sera alors placée sous l'aquarium. Cette solution a été adoptée par de nombreux aquariophiles ayant un bac récifal. Néanmoins, dans ce dernier cas les masses filtrantes sont la plupart du temps remplacées par une simple couche d'ouate régulièrement rincée, la filtration biologique n'étant pas de mise pour ce type d'aquarium.

LES FILTRES SOUS SUBSTRAT

Cette technique ancienne n'est plus que rarement usitée de nos jours en aquariophilie marine. Elle a été supplantée par la filtration semi-humide que nous évoquerons plus loin. Le principe de la filtration sous sable repose sur le principe de tuyaux percés ou d'une plaque de fond élaborée en plastique neutre, qui est posée sur le fond du bac. Elle est recouverte par un substrat du genre gravier qui retient en fait les impuretés entre les interstices laissés libres par les différentes granulométries du substrat. Un exhausteur alimenté par un diffuseur ou une pompe de brassage créera le courant d'eau nécessaire à son fonctionnement. Si le filtre de fond a pour
avantage d'être peu onéreux pour une bonne efficacité, il présente l'inconvénient de transformer les matières organiques qu'il piège, au lieu de les éliminer. Enfin le plus grand danger est constitué par le risque de voir les bactéries aérobies, si utiles, périr par manque d'oxygène en cas d'arrêt inopiné du filtre ou du colmatage progressif du substrat de filtration. La technique peut être améliorée en inversant le courant, c'est à dire en rejetant l'eau sous le substrat, de telle manière à alimenter les bactéries aérobies présentes dans le substrat en oxygène dont elles sont avides. Cependant ce type de filtration ne constitue pas une filtration à proprement parler car elle suppose l'injection d'eau propre qui proviendra d'une source différente de filtration tels un filtre cuve ou un bac de décantation.

LES FILTRES SEMI-HUMIDES

Il s'agit d'un concept de filtration apparu aux Pays-Bas, qui commence à envahir les USA. Il s'agit du perfectionnement du système à décantation, plus particulièrement utilisé pour filtrer des bacs contenant des invertébrés. Le schéma joint vous permettra de comprendre aisément le fonctionnement d'un tel système. L'arrivée de l'eau se fait par l'intermédiaire d'un trop plein placé sur l'aquarium. Il est possible de remplacer une partie du sable de corail par de la mousse de polyester ou de l'ouate en perlon. Bien sûr il est possible de perfectionner ce système, le schéma présenté ne servant que de référence (Schéma 1). S'il convient à la majorité des bacs marins, il n'est pas contre pas adapté aux bacs récifaux contenant des madrépores à
cause de l'usine à nitrates qu'il représente.
L'intérêt de ce système est d'utiliser les algues, grandes consommatrices de nitrates et de phosphates, comme moyen d'épuration. Mais n'imaginez surtout pas qu'il s'agit là d'une panacée car il ne faut pas se leurrer sur la puissance d'épuration de ces végétaux : 10 litres d'algues fraîches représentent près de 750 grammes d'algues sèches qui contiennent environ 30 grammes d'azote soit une proportion approximative de 4 %. Autrement dit, un litre d'algues fraîches peut absorber près de 3000 mg d'azote. Si la population de votre aquarium produit
mensuellement de l'azote à raison de 50 mg par litre d'eau et que votre bac ait une capacité réelle de 500 litres il vous faudrait récolter entre 8 et 9 litres d'algues fraîches par mois pour épurer totalement l'eau de votre aquarium. Il s'agit donc plutôt d'un moyen complémentaire d'épuration mais possédant tous les avantages que les algues peuvent apporter à votre eau. Lire la suite... 

Les phosphates

Jeudi 11 septembre 2008
Aquarium Marin  Démarrage & MaintenanceLES PHOSPHATES

La suralimentation autant que les restes de nourriture que vos poissons n'auront pas mangée provoquent une augmentation rapide de la teneur en phosphates dans l'eau. Les phosphates, jouent un rôle important dans le métabolisme de tous les vertébrés. Ils sont donc très importants. Si pour la constitution du squelette des animaux utilisent le calcium, le rôle du phosphore n'est pas à négliger. Les juvéniles, en pleine croissance, en ont davantage besoin que les adultes qui ont pratiquement terminé leur croissance. Le métabolisme des végétaux nécessite aussi, par exemple pour l'élaboration du glucose, l'apport de phosphates énergétiques.
Néanmoins tel n'est pas le cas des madrépores dont l'assimilation du calcium est inhibée en présence d'une trop grande quantité de phosphates. Ces derniers sont donc tout à fait indésirables dans les bacs récifaux.

Comment éviter un taux de phosphates trop élevé ?

Une alimentation conforme aux besoins des poissons de l'aquarium distribuée sans excès, permet de freiner la production des phosphates. Si vous utilisez des aliments congelés, nous vous recommandons de les décongeler et de les rincer dans une épuisette à mailles fines. Ceci est très important, surtout si vous distribuez des nourritures animales tels les artémias, les daphnies (voire des vers de vase dont de nombreux poissons sont friands) qui sont souvent congelés avec un peu d'eau dans laquelle ils ont été élevés et qui elle-même est souvent très chargée en phosphates. Mais, même si vous hachez des moules ou autre chair d'animaux et qu'ils aient été congelés ou non, il est préférable de les rincer pour éviter l'introduction d'un jus qui ne nourrira de toute façon pas vos poissons. Une végétation dense et saine permet également de maintenir sa teneur le plus bas possible. Mais comme pour les nitrates cette absorption connaît ses limites. Il est vrai que jusqu'à un passé assez récent l'aquariophile marin se préoccupait peu des phosphates qui se trouvaient dans son aquarium. Les algues et les alcyonaires résistants n'étant guère gênés par leur présence. Dans le temps il n'était possible de réduire efficacement la teneur en phosphate dans l'aquarium qu'en renouvelant régulièrement votre eau de mer. Mais depuis qu'il y a eu "l'explosion " de l'aquariophilie récifale avec ses délicats madrépores pour qui les phosphates
sont hautement toxiques, plusieurs firmes se sont penchées sur ce problème. Certaines nous présentent actuellement des produits destinés à les éliminer efficacement. Ainsi JBL propose le PhosEx, qui est une matière filtrante qui permet de lier sélectivement les phosphates. AQUAMARINE propose Phosphate Eliminator. Il est ainsi possible de faire baisser rapidement les teneurs en phosphate à des valeurs assez faibles (produits, si votre bac récifal est envahi par les algues n'espérez surtout pas qu'elles disparaîtront en un clin d'oeil. En effet comme les algues, stockent les phosphates, elles auront quelques réserves pour survivre et il vous faudra faire un élagage manuel si vos poissons végétariens ne suffisent pas à la tâche. Néanmoins avec toutes ces méthodes vous devriez petit à petit en venir à bout.

Pourquoi est-il nécessaire de répéter les traitements qui réduisent les phosphates ?

Le problème

Fréquemment, les aquariophiles envoient des messages sur les diverses listes pour demander comment se débarrasser des algues filamenteuses vertes, et veulent connaître la meilleure approche pour traiter le problème.

La question habituellement posée est la suivante : " Comment puis-je me débarrasser de ces algues, visqueuses, filamenteuses, chevelues ? ".

Quel est le problème ? Au cours du temps, et pour des raisons spécifiques non encore identifiées, l’eau de l’aquarium se charge en matière organique et autres formes composées à base de phosphates.

Lorsque cela se produit, les algues indésirables croissent et se propagent rapidement recouvrant tout dans l’aquarium, a moins qu’une action rapide ne soit entreprise pour diminuer le taux de phosphates. La vitesse à laquelle ces algues se développent, à partir du moment où elles apparaissent dans le bac, est surprenante.

Les " ortho-phosphates " sont les " vrais " nutriments qui font croître ces algues. C’est la forme minéralisée de tous les autres types de phosphates présents dans le bac. Les phosphates organiques, qu’ils soient simples ou complexes, se décomposent, se minéralisent et apparaissent éventuellement dans l’aquarium sous forme d’ortho-phosphates.

Les algues de toutes sortes se nourrissent de ces " ortho-phosphates " et lorsque ceux-ci sont présents, elles croissent et se répandent très vite dans tout l’aquarium, y compris sur vos algues calcaires. Tableau un peu sombre, à vrai dire.
Série d’actions

Pour résoudre ce problème, l’approche doit être double.

* Les phosphates déjà présents dans l’aquarium doivent être retiré afin que les algues " meurent de faim " progressivement.
* Les sources de phosphate doivent être identifiées et éliminées afin que l’accumulation ne se produise plus. Si des sources externes sont à l’origine de l’introduction de phosphates dans l’aquarium, elles doivent être éliminées.

Il y a plusieurs méthodes qui sont généralement suggérées pour l’élimination des phosphates dans l’aquarium. La plus facile, mais pas forcément la moins chère est d’effectuer des changements d’eau (un bon pourcentage de l’aquarium) chaque jour. L’eau utilisée pour les changements d’eau doit bien sûr être sans phosphates, et posséder les mêmes qualités physico-chimiques que celle du bac .

Une autre méthode suggérée par de nombreux auteurs et fabriquants est d’utiliser des produits anti-phosphate. Ce sont habituellement des oxydes de métaux qui ont subi des traitements spéciaux pour absorber les ortho-phosphates.

Plusieurs marques semblent se concurrencer sur ce terrain. Toutefois, les produits semblent identiques. Ce sont des oxydes d’aluminium traité d’une certaine façon, agglomérés et vendu en poudre, granulés, boules etc.

Les deux méthodes vont faire baisser le taux de phosphate et prévenir une nouvelle croissance d’algues, lorsque vous vous serez débarrassé des algues présentes dans le bac.
Comment procéder ?

Quelle que soit la méthode que vous utilisez (ou peut-être, utilisez-vous une combinaison des deux citées) ce n’est pas important, tant que vous persévérez. Il semble que c'est la clé de la réussite dans le combat contre les algues.

La quantité de phosphates dans l’aquarium peut être très élevé, et en conséquence, un ou deux changements d’eau ou un ou deux traitements avec les produits précités ne résoudront pas votre problème, d’après mon expérience.
Méthode 1 : changements d’eau.

Jour 1

* Testez le niveau de phosphates et notez le
* Changez 10% de l’eau
* Testez le niveau de phosphates et notez le

jour 2

* Testez le niveau des phosphates et notez le
* Faite un changement d’eau de 10%
* Re testez le niveau des phosphates et notez le

Recommencez tant que le taux de phosphates a baissé et baissé jusqu’à ce qu’il approche de 0,03 / 0,04 ppm.

Tant qu’il est supérieur, vous devez continuer vos changements d’eau.

Comme vous pouvez le voir, cela risque de devenir coûteux, en raison du sel dont vous avez besoin, de l’eau osmosée que vous utilisez et des tests que vous effectuez.

Remarquez que la plupart des tests du marché ne mesurent pas des quantités en-dessous de 0,1 ppm. Même si votre niveau est de 0,06 ppm (ce qui est trop élevé), votre test peut vous dire que vous n’avez pas phosphates (alors que ce n’est pas le cas).

La raison est simple : Votre test n’est pas assez sensible pour mesurer un taux inférieur à 0,1 ppm et la lecture n’est donc pas précise.

Alors que vous continuez d’effectuer des changements d’eau, et à moins que vous n’introduisiez d’autres phosphates par un autre moyen dans l’aquarium, le taux de phosphate doit chuter et les algues doivent commencer à dépérir.

Méthode 2 - Produits anti-phosphates.

Cette méthode repose sur l’utilisation de produits qui absorbent les phosphates, les oxydes de métaux dont j’ai parlé plus haut.

Il est suggéré de placer une quantité de ce produit dans l’aquarium et de faire en sorte que le contact entre l’eau et le produit soit important. Ces produits fonctionnent comme des éponges, aussi, pour qu’ils puissent absorber les phosphates, ils doivent être en contact avec l’eau.

Parce que ces produits se saturent (ils ne peuvent absorber qu’une certaine quantité de phosphates), ils doivent être remplacés.

Plus le niveau de départ est élevé, plus vite il faudra changer le produit au début parce que le taux de phosphate élevé va rapidement le saturer.

Alors que le taux diminue, vous remarquerez qu’il est de moins en moins souvent nécessaire de remplacer le produit.

Comment savoir quand il faut remplacer le produit ? Simplement en testant le taux de phosphate et en observant son évolution.

Tant que le taux diminue, le produit absorbe des phosphates. Lorsque le niveau reste constant ou augmente de nouveau, c’est qu’il ne fait plus effet.

Comme je l’ai affirmé, plus le niveau initial est élevé, plus vous devrez changer le produit. En testant, vous saurez si le taux est suffisamment bas pour arrêter le remplacement.

Bien sûr, pendant ce traitement, les algues vont dépérir, ou changer de couleur. (Le vert va devenir moins vert). Siphonnez-les pour éviter qu’elles ne relâchent les phosphates dans l’eau.

Quand les algues ont disparu ou que le taux de phosphate est faible, mettez un produit neuf et laissez-le dans l’aquarium pour qu’il absorbe les phosphates produits.

Votre bac est débarrassé des algues mais le nombre de remplacement de produits que vous aurez dû faire dépendra essentiellement du taux de départ et de la quantité générée pendant le traitement.
Méthode 3 - Les Bernards l’hermitte.

C’est une méthode simple qui repose sur l’ajout de petits Bernard l’hermitte dans l’aquarium car ce sont de bons consommateurs d’algues. Ils les consomment aussi vite qu’elles grandissent. C’est un peu une méthode corrective car vous ne vous attaquez pas à la source (phosphates) mais aux conséquences (les algues).

La quantité de Bernard l’hermitte nécessaire est fonction de la taille du bac. En fait, je ne sais pas s’il y a un moyen précis de juger cela. Je suggère d’en utiliser un pour 20 litres. Ce n’est pas nécessairement le cas pour tout le monde. Certains auront besoin de plus, d’autres moins comme nous allons le voir.

Si votre population de Bernard l’hermitte herbivore ne contrôle pas la poussée des algues, vous devez en ajouter plus. C’est facilement faisable, car ils sont communs et pas très cher.

Toutefois, gardez à l’esprit que puisque les Bernards l’hermitte se nourrissent des algues, les algues disparaissent progressivement. Les Bernards l’hermitte ont donc de moins en moins de nourriture à leur disposition. Il arrive donc un moment où la quantité devient vraiment trop faible pour tous les Bernards l’hermitte présents dans le bac.

D’après mon expérience, cela peut être problématique et un problème plutôt sérieux en faite. Lorsqu’ils n’ont plus assez de nourriture, certains Bernards l’hermitte s’attaquent aux autres animaux.

J’ai pu observer cela, et j’ai vu des Bernards l’hermitte attaquer des escargots, et même dans un cas, une crevette.

Un problème plus général parfois rapporté est que les Bernards l’hermitte attaquent d’autres animaux et ne sont pas seulement herbivores, mais carnivores ou omnivores. Cela peut grandement avoir un rapport avec le fait qu’ils n’ont pas assez d'algues pour se nourrir. Une fois que toutes les algues sont dévorées, les Bernards eux sont toujours là, mais il n’y a plus de nourriture pour eux. Que se passe-t-il alors ?

Je pense que cela peut conduire à de la prédation dans l'aquarium, car il ne reste plus assez de nourriture pour les Bernards du bac.

Il peut être utile de diminuer le nombre de Bernard l’hermitte pour éviter que cela ne se produise.
Conclusion

Diverses méthodes pour enlever les phosphates ont été décrites. Toutes ont leurs avantages et inconvénients. Choisir une méthode plutôt qu’une autre n’est certainement pas le meilleur choix. Vous devrez plus que sûrement utiliser une combinaison des trois pour arriver à maintenir une qualité d’eau faible en phosphate et empêcher la prolifération des ces algues. Lire la suite... 

Comparatif entre rampes HQI, et également HQI/LED

Mercredi 19 mars 2008
Bricolage

Comparatif entre rampes HQI, et également HQI/LED

Comme indiqué dans mon dernier message, je viens de faire 1 petite étude sur les rampes d’éclairage.

Suite à la visite chez Micka, j’étais dégoûté de voir combien mon bac était sombre et je voulais y remédier (j’ai actuellement 2 spots à 150W chacun, pour 1,20 x0,50 de haut x0,40 ).

Je suis parti dans l’idée de placer non plus des spots mais une rampe, histoire de mieux répartir la lumière, et en 2x 250W.

J’ai donc regardé les prix pratiqués et j’ai vu qu’il fallait compter environ 1000€ pour la plupart des marques de qualité.

A un prix supérieur, 1300€, figure la rampe Elos pour laquelle des gains de performances importants sont annoncés puisqu’il s’agit de ballasts électroniques (dixit Elos et sur plusieurs forums dont Reefcentral).

J’ai voulu voir par moi-même et tenter de quantifier les gains potentiels.

NB : je ne touche évidemment rien, d’aucune marque ou magasin que ce soit ; il s’agit simplement d’une analyse personnelle des résultats que j’ai mesurés, afin d’utiliser judicieusement mon budget aquarium 


Alors c’est parti :



Je suis allé chez Néoquarium à Antibes qui est importateur Elos.

A l’aide d’un luxmètre, nous avons comparé l’intensité lumineuse des rampes d’éclairages Elos, et Giesemann que le magasin vend également (donc pas d’a priori).

Les ampoules avaient toutes été changées 6 mois plus tôt.

1) A l’aplomb des lampes, et 31cm de distance ; luxmètre placé en surface de l’eau

- Elos Planet 150W = 27500lux
- Gies 400W = 22500lux
- Gies 250W = 12500lux



2) répartition de l’éclairage ; toujours à 31cm et en surface

- sur rampe Elos planet 2x150W, entre les 2 spots, écart 65cm : 15600lux
- entre 2 spots 400W Giesmann, écart 70cm : 10000lux


Par ailleurs, si la plupart des rampes sont placées à environ 30cm de haut, notamment pour ne pas échauffer l’eau, la rampe Planet Elos est prévue par le constructeur pour 1 positionnement à 15cm de haut (un ventilateur intégré y participe, et les ballasts électroniques chauffent de toute façon moins).



3) A l’aplomb du spot 150W Elos rampe Planet, et 15cm de distance ; luxmètre placé en surface de l’eau : 60000lux

Ce qui correspond plus à la quantité de lumière mesurée en surface des récifs : cela atteint 120000lux vers midi. Mais il semble inutile de tendre vers de telles valeurs (120000lux) car il s’agit d’un max dans la journée. Il faut considérer qu’en milieu naturel, la lumière croît puis décroît dans la journée (sans parler de possibles passages nuageux).
En aquarium, il s’agit plus souvent d’un fonctionnement on/off (plus constant, ou par paliers).

Il parait donc plus adapté de mesurer la quantité de lumière reçue par jour (quoique des pics lumineux importants doivent avoir une influence sur la fabrication de pigments protecteurs, colorés, que nous attendons en général).

Pour ma part, si je souhaite fournir à mon bac la même quantité de lumière/jour que le ferait une rampe 2x250W :
- flux à l’aplomb : 2 x 12 500lux x 12h = 300 000 lux/jour
- Elos 2x150 : 300 000 /(2x60 000) = 2,5 heures d’éclairage par jour !!!

Pour ceux ayant des gros bacs, si l’on fait le même exercice avec 2 x400W :

(2 x 22 500 lux x 12 h) / (2 x 60 000) = 4,5h/j


C’est pourtant vrai !!!


Toutefois, il me semble déraisonnable de fonctionner ainsi, car le cycle des animaux serait très certainement perturbé.

Néanmoins, je vais poursuivre mon raisonnement pour revenir ensuite à une solution que me parait être plus adaptée :


A. Sans tenir compte d’un cycle « naturel »

Consommation :

Elos 2 x150W :
2 x 150W x 2,5h/j = 0,75kWh/j
0,75 x 0,093€/kWh = 0,06975€/j

Gies 2 x250W :
2x250Wx12 = 6kWh/j
6x0,093 = 0,558€/j

Ecart = 0,48825€/j soit 178€/an

Comparons également avec rampe 2x400W
2x400x12=9,6 kWh/j et donc 0,8928€/j
Elos : 2x150x4,5h/j x0,093 = 0,12555 €/j
(4,5h/j d’éclairage pour obtenir le flux de lumière identique à 2x400W à 12h/j)

Ecart = 0,76725€/j soit 280€/an
Renouvellement des ampoules:

Avec 2,5h (ou 4,5h selon le cas) d’éclairage par jour, je pense qu’une ampoule doit bien pouvoir tenir 2 ans  (au lieu de 6mois-1an pour une utilisation classique)

Donc a minima, chaque 2 ans, on économise un jeu d’ampoules

Sachant que :
Ampoule 150W : environ 80 €
Ampoule 250W : environ 100 €
Ampoule 400€ : environ 140 €

Entre rampe Elos 2 x150W et rampe standard 2x250W :
(2 x 100€ x 4 ampoules sur les 2 ans) – (2 x 80€ x 2 ampoules sur 2 ans) = 480 €/2ans
soit 240 € par an

Entre rampe Elos 2 x150W et rampe standard 2x400W :
(2 x 140€ x 4 ampoules sur les 2 ans) – (2 x 80€ x 2 ampoules sur 2 ans) = 800 €/2ans
soit 400 € par an


BILAN :

Entre rampe Elos 2 x150W et rampe standard 2x250W :

178+240 = 418€/an d’économie/an
La surcout lié à la rampe (1300€-1000€ = 300€) est donc amortie en :
300€ / 418€/an x 12mois/an = 8,6 mois (disons 9 mois)
Puis les années suivantes c’est 418€/an utilisables pour acheter boutures, poipoi…


Entre rampe Elos 2 x150W et rampe standard 2x400W :

280+400=680€/an
J’oubliais : une rampe 2X400W (par exemple arcadia) vaut déjà 1400€
Donc là il ne s’agit même pas d’amortissement, mais d’économie : 680€/an
Avis à ceux qui ont des bacs profonds…


B. En tenant compte d’un cycle « naturel »

Comme évoqué plus haut, une phase d’éclairage de 2,5h/j me parait déraisonnable.
Aussi, je me suis dit que pour les SPS (que j’affectionne plus particulièrement), connaissant l’intensité lumineuse mesurée sur les crêtes récifales, et sachant que la diminution de cette intensité est bien plus importante en aquarium que dans la nature : autant « envoyer du gros ».

Je pars sur 8h d’éclairage en 400W (faut quand même pas pousser, mon bac est petit et avec une telle lumière, je n’arriverai probablement même pas à fournir le calcium et les carbonates nécessaire à la croissance qui va en découler).

Intensité lumineuse :
2x150W Planet Elos contre 2x400W
(2 x 60 000lux Elos) / (2 x 22 500lux) = 2,7 fois plus lumineux ; confortable n’est-ce pas

Concernant la consommation, je vous invite à faire le calcul de l’économie selon les dispositions que vous compteriez adopter.


Conclusion : comme vous devez l’avoir compris, mon choix est tout fait entre les rampes HQI classiques et la rampe Elos planet. 



Comparaison SOLARIS –ELOS PLANET

Comme l’a évoqué Krys dans son message, il existe depuis quelques années des rampes à LED, notamment Solaris.
http://www.solarisled.com/Home/tabid/36/Default.aspx

Il est très intéressant de se pencher sur cette option car la modularité de l’éclairage semble infinie :
- La lumière peut être ajustée de 6.5K à 22K, ou toute valeur intermédiaire, pour définir la couleur idéale. Levé de soleil, plein jour, couverture nuageuse, couché de soleil et cycle lunaire, peuvent tous être définis indépendamment.
- Chaque section de 12" (30cm environ) contient les LED suivantes : 6-Actinic Blue Day, 9 Full Spectrum White, 6 Actinic Blue Night, and 4 Full Spectrum White Night LED's.


Solaris 48inch = 122cm = 2700dollars, soit 1760€

Il est annoncé un gain d’énergie de 40% par rapport à éclairage 400W (cela semble loin du ratio de 270% évoqué plus haut avec la rampe planet).

De plus, les sites US et Canadiens comportent beaucoup de témoignages qui se contredisent :
- certains annoncent que les SPS font la tête et qu’il faut multiplier les rampes Solaris pour avoir un résultat satisfaisant (notamment car la répartition de la lumière n’est pas bonne en périphérie)
- d’autres disent que c’est bien

Difficile de se forger une idée.

Par ailleurs, selon le constructeur, les LED peuvent réellement fonctionner 9 ans.
Dans ce cas, on économise sur cette période :
2 ampoules x 9ans/2ans x 80 = 720€ sur 9 ans

Sauf qu’au bout de 9 ans, il faut changer l’intégralité des LED : qu’en est-il du montant ?

Pour la rampe de 122cm, il y a 100 LEDs.

Si on veut des lampes de qualité et non pas des LED incompatibles avec le récifal, j’ai trouvé des produits à 10 € la LED de 3W, comparable à celles équipant Solaris.

On obtient donc un coût de remplacement égal à 1000€ ...

Sachant qu’en plus le rendement lumineux ne semble pas meilleur que pour un HQI classique, 300W sur le bac c’est pas énorme…

Du coup je ne suis plus certain que le « programmateur d’ambiance » en vaille la peine ? Le jeu entre HQi et tubes pour créer des variations d’intensité et de spectre lumineux doit suffire, NON ?


Bref j’attends vos commentaires car ceci n’est que ma petite réflexion, et peut-être suis-je passé à coté d’éléments importants.
Merci par avance pour vos réactions, en espérant que nous pourrons trouver ensemble la solution la plus avantageuse à moyen/long terme pour nos bacs.

Aurélien





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