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Complémentation en Magnésium

Jeudi 28 mai 2009
Aquarium Marin  Démarrage & MaintenanceLe mot "supplémentation" qui est utilisé souvent lorsqu'il s'agit de compléments à ajouter à l'eau de mer est impropre, il est très souvent employé, mais le mot plus exact est  complémentation !!! 
 
J'ai été confronté 2 fois lors de ma courte "vie " d'aquariophile à des problèmes de carence en Magnésium, qui m'ont conduit à devoir ajouter du magnésium dans mon bac. 
1/ Lorsque mon taux de Magnésium est descendu en-deça de 900 mg/ litre et que toutes mes "coralines" ont blanchi.
2/ Suite à la lecture d'un article qui prétendait que l'on pouvait se débarrasser des bryopsis en augmentant le taux de Magnésium au delà de 1550 mg/litre 

Premier reflex, je me tourne vers les produits disponibles sur le marché aquariophile et j'avoue que, comme beaucoup d'autres, je me suis retrouvé avec des produits achetés " 2 millions de dollars " et qui n'ont pas réussi à faire varier mon test ( précaire !!) d'un iota.
J'ai donc poussé mes recherches un peu plus loin, j'ai découvert toute l'importance du Magnésium dans l'eau de mer, il existe même une interdépendance entre le magnésium et le calcium, susceptible d'expliquer la difficulté que rencontrent nombre d'aquariophiles, de maintenir un taux de calcium adéquat.
il me fallait donc ajouter du magnésium et je me suis tourné vers des produits pharmaceutiques. 
La question était de savoir, comment  et quoi ajouter pour porter mon taux de magnésium au taux désiré, pour une nullité en chimie, adepte du dernier rang en classe ( ce que je regrette aujourd'hui !! ) il fallait trouver la formule et la procédure la plus simple possible !!! 
Alors voilà : 
1 / se procurer les produits auprès de son pharmacien ( pas donné ) vous avez aussi un site : www.tridacna.fr où vous pouvez trouver les produits nécessaires à moindre coût, seule contrainte ne pas être pressé , car, victime de son succès, il met à peu près 1 mois à t'envoyer les produits, mais nous ne lui en voulons pas ( par contre, super contact, super produits, super emballage, super prix !! ) 
2 / calculer la quantité nécessaire de produits :
Ne me demandez pas pourquoi( car je n'ai pas compris !!, mais qu'importe !!),  pour faire 1 grammes ( 1000 mg !!) de magnésium pur, il faut :
7,598 grammes de chlorure de magnésium hexahydraté et 0,948 grammes de sulfate de magnésium heptahydraté 
Bon, il ne s'agit pas non plus de jouer les  petits chimistes, une simple balance alimentaire suffit une certaine précision est nécessaire, mais tu as une certaine marge malgré tout.

Exemple simple : tu as un aquarium de 100 litres ( net, 100 litres d'eau )
Sachant que l'eau de mer comporte 1330 mg de Magnésium par litre.
Imaginons que ton taux de Magnésium, de ton bac, est de 1000 mg/ litre ( les coralines blanchissent à partir de 900 mg/litre )

il te manque donc 330 mg/ litre donc 33 000 milligrames ( 330 x 100 litres d'eau ) soit 33 grammes 
( Hérald, s'il te plaît, tu écoutes ou tu sors !!!)  
Pour ajouter 33 grammes de magnésium il faut donc :
33 x 7,598 grammes de chlorure : donc  250 grammes 
33 x 0,948 grammes de sulfate :   donc     31 grammes 

Il suffit de mélanger tout ça avec 5 litres d'eau osmosée et d'ajouter ce mélange au goutte à goutte et le tour est joué :

NON NON , il faut ajouter ce mélange en 3 fois, sur 3 jours  car il convient de ne pas augmenter le taux de  magnésium de plus de 20 mg/litre et par jour. 

Voilà, une pierre ( vivante !! ) à l'édifice de tous les "nullars" du dernier rang, car il n'est pas besoin d'être chimiste pour avancer en aquariophilie récifale. 

 Bon allez,  Hérald, tu sors ....


Alors me direz vous, et tes problèmes ? 

La coralines s'est remise à pousser, par contre celle qui avait blanchi ( 80 % du bac !!) n'est jamais redevenue violette,il a fallut attendre que celle-ci re-colonise !!! depuis je surveille mon taux de magnésium !!!!

Les bryopsis n'ont pas disparu spontanément, suite à l' élévation du taux de magnésium, il m'a fallu arracher la bryopsis manuellement, mais force est de constater qu'elle n'est plus revenue, sauf que le taux de magnésium est redescendu et que maintenant j'ajoute, pour d'autres raisons, du fer, alors, bryopsis mon amour !!!!  ..... 
à t'ciao .....
  


   
  

  
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Eclairer son aquarium

Vendredi 15 mai 2009
Aquarium Marin  Démarrage & Maintenance

L'éclairage ne sert pas seulement à éclairer les habitants de l'aquarium, il sert aussi à
donner l'énergie vitale indispensable aux végétaux et aux invertébrés hébergeant des
zooxanthelles afin qu'ils puissent se développer dans toute leur splendeur. En compensation, les
végétaux apportent ainsi à votre petit monde sous-marin l'oxygène vital. Une bonne animalerie
vous proposera toujours des éclairages d'aquarium variés sous forme de lampes individuelles ou des couvercles complets. Ces derniers sont parfaits pour quiconque n'aime pas bricoler. Elles
sont cependant assez onéreuses. Avant de nous préoccuper plus avant des besoins lumineux de
nos animaux nous vous livrons tout d'abord quelques réflexions fondamentales sur le phénomène de la lumière. Généralement, nous entendons par lumière blanche, la "lumière visible" du rayonnement solaire que peut percevoir l'oeil humain. Cette partie comprend les longueurs d'ondes allant de 390 à 760 nm (nanomètres). Elle est délimitée à ses extrêmes perceptibles par les infrarouges d'une part et les ultraviolets d'autre part. Vous avez peut-être étudié ce phénomène au cours de votre scolarité, lorsque votre professeur de physique faisait passer de la lumière blanche par un prisme : à sa sortie, elle se décomposait dans les différentes couleurs de l'arc-en-ciel. Ce spectre va du violet jusqu'au rouge foncé en passant par le bleu, le vert, le jaune et l'orange. Toujours durant votre scolarité, au cours de dessin vous aurez certainement appris la différence entre les couleurs dites chaudes (rouge, orange, jaune) et les couleurs froides (bleu, vert, violet). Vous avez certainement aussi remarqué que c'est à l'aurore et à l'aube (quand il fait beau) que le ciel nous dévoile ses magnifiques teintes rouges. En fait, la "teinte des couleurs" est plus chaude qu'au reste de la journée où elle donne l'impression d'être plus froide, plus bleutée.


En physique ce phénomène est qualifié de température lumineuse qui est exprimée en Kelvin
(K). Plus l'impression lumineuse est chaude, plus la température lumineuse est basse, plus
l'impression est froide (bleutée) plus la température lumineuse est élevée. Au cours de la journée, celle-ci varie entre 2500 K (lever et coucher du soleil) et 5000 K (midi). Nous voyons les couleurs d'un objet que nous regardons selon les couleurs contenues dans le spectre lumineux qui éclaire l'objet. A la lumière du jour, qui contient de façon égale toutes les couleurs du spectre, les objets apparaissent dans toute leur beauté naturelle. La température lumineuse ne joue alors aucun rôle. Par contre dans l'eau les couleurs chaudes pénètrent moins profondément que les couleurs froides. En ce n'est pas sans raison qu'à une certaine profondeur les plongeurs parlent mystérieusement du "grand bleu".

Si vous éclairez avec une source lumineuse qui ne couvre pas la totalité du spectre lumineux, comme par exemple les lampes HQL ou des lampes halogènes simples, vos animaux n'auront pas les conditions qu'ils trouvent dans la nature et auxquelles ils se sont adaptés durant des millénaires. C'est pour cela que l'on vous propose dans le commerce spécialisé pour les aquariums récifaux un éclairage qui titre entre 5600 et 10000 K qui correspond au mieux à ce qui se passe dans les océans si l'on tient compte des phénomènes de réfraction et de pénétration de la lumière dans l'eau.
La référence pour tous les indices d'éclairage se fait évidemment à partir de la lumière du
soleil sur la terre (tout le monde n'étant pas forcément concerné par nos problèmes
d'aquariophiles). Celle-ci dispose du meilleur indice de reproduction des couleurs. Pour les
raisons que nous avons évoquées, les sources lumineuses destinées aux aquariums devront donc avoir un indice de reproduction des couleurs aussi élevé que possible.
Les différentes couleurs du spectre n'ont pas seulement une influence sur la photosynthèse mais aussi sur la morphologie et la couleur de certaines algues et de certains invertébrés. Ainsi une même espèce de corail selon qu'elle pousse à faible profondeur, où elle aura une forme ramassée présentera à plus grande profondeur une morphologie en forme d'assiette pour mieux capter la lumière. Certaines espèces très héliophiles comme Acropora robusta, A. glauca, A. valenciennesi, A. dendvum, A. cytherea, A. hyacinthus, A. spicifera, A. latistella etc. évoluent en forme de plateau même à faible profondeur.
Dans les bacs récifaux l'une des principales préoccupations des aquariophiles est constituée par les algues primaires toujours indésirables qui colonisent le milieu très rapidement.

La règle principale a déjà été évoquée dans le chapitre réservé à l'emplacement des aquariums :
placez votre bac le plus loin possible de toute lumière du jour directe. Les responsables de
l'aquarium de Düsseldorf en on fait l'amère expérience : après avoir fait construire des dômes
laissant pénétrer la lumière du soleil, pensant ainsi profiter au maximum de l'éclairage zénithal;
ils ont dû recouvrir ces dômes d'une peinture bleue pour en éviter les effets indésirables.
A moins que vous n'ayez opté pour un bac uniquement peuplé de poissons, nous vous
recommandons un éclairage avec plusieurs tubes fluorescents ou encore les lampes à
halogènures. Des tubes fluorescents ou ampoules présentant un spectre complet avec
reproduction des couleurs optimisée par un indice de reproduction des couleurs de bonne qualité sont les tubes fluorescents diffusant le spectre complet, les ampoules à halogènures et les
ampoules HQI. Ils nous permettent d'admirer nos animaux dans leurs couleurs naturelles.
Néanmoins de ces trois sources d'éclairage toutes n'ont pas la même qualité et pour les animaux très sensibles comme un grand nombre de madrépores, les bénitiers et certains coraux dits
"mous", il est préférable de faire un choix parmi les sources qui diffusent un spectre allant de
5000 à 10000 Kelvin. Ces trois types permettent une bonne photosynthèse par un spectre
lumineux proche voir semblable à celui du soleil. Si par raison d'économie et si vous ne désirez
pas maintenir des espèces dites "sensibles" telles que de nombreux madrépores, vous
pourrez vous contenter dans un premier temps d'ampoules à halogènures. Ces dernières
communément dénommées «lampes halogènes)) sont vendus a faible prix dans la plupart des
grandes surfaces pour usage domestique ou pour éclairer les jardins. Quoiqu'en disent certains
détracteurs de la méthode (qu'ils n'ont probablement jamais utilisée), la possibilité d'utiliser des
ampoules à halogènures puissantes (500 watts) combinées avec des tubes diffusant une lumière
bleue permet la maintenance de nombreuses espèces. "Cataplasme" diront certains, mais quand on pense à l'investissement que représente l'aquarium au départ, cela reste une méthode que l'on peut envisager puisque l'investissement est très faible (le coût de l'énergie moins) et qu'on peut jeter voire utiliser pour autre chose le jour où l'on se décide à passer à la vitesse supérieure (ampoules HQI). Les tubes fluorescents bleus (Supra actiniques, Moonlight, JBL SOLAR Marin, etc.) favorisent la croissance des coraux par renforcement de cette couleur qui est particulièrement appréciée des zooxanthelles. Ils conviennent bien pour l'éclairage des aquariums marins lorsqu'ils sont utilisés en complément d'autres sources lumineuses (y compris les ampoules HQI) et permettent même dans ce cas d'atteindre des températures de plus de 6000 Kelvin. Dans le cas où vous n'utiliseriez qu'une combinaison de tubes fluorescents, placez les tubes les plus "chauds" à l'avant et les plus "froids" à l'arrière. Cela augmentera l'impression de profondeur. Par contre, le résultat n'est pas aussi intéressant si vous combinez vos tubes bleus avec des ampoules HQI.


CAS DES BACS RÉCIFAUX CONTENANT DES MADRÉPORES


Bien entendu ce sont les ampoules HQI de type daylight qui conviennent le mieux pour
les bacs récifaux contenant des madrépores délicats. Ces dernières se trouvent de plus en plus
facilement dans le commerce, mais restent encore relativement onéreuses. Elles vous offrent
cependant le meilleur ratio lumière - coût énergétique. En effet, dans le domaine du "récifal",
pour la lumière, on peut exceptionnellement appliquer le principe "plus il y en a, mieux c'est".
Nous avons aussi vu plusieurs fois des bacs contenant des madrépores moins "gourmands en
lumière", parfaitement viables, uniquement éclairés avec des tubes fluorescents. Si vous optez
pour cette "formule légère", achetez de préférence des tubes "lumière du jour" que vous
compléterez avec des tubes bleus. Dans ce cas, pour les bacs récifaux, il faudra cependant
recouvrir toute la surface de l'aquarium et améliorer la diffusion de la lumière avec de bons
réflecteurs, ce qui rendra gênant vos travaux et la distribution de nourriture. Si vous en avez les moyens, préférez des ampoules HQI éventuellement complétées par des tubes bleus. Evitez,
même si on vous les recommande pour "améliorer les couleurs", les tubes donnant une lumière
plus ou moins rose (par exemple GroLux) et qui enveloppent votre monde sous-marin de
couleurs roses artificielles. La couleur rose dans l'aquarium, peut être considérée comme une
affaire de goût, en revanche certaines observations semblent indiquer que ce type d'éclairage
accélère la croissance des algues indésirables et c'est justement ce que nous voulons éviter dans nos aquariums. De plus, parmi les tubes fluorescents, ce sont aussi les lampes lumière du jour (Daylight) qui apportent le plus de lumière par rapport à l'énergie consommée. Pour compléter la qualité du "blanc de jour" il est préférable d'utiliser des tubes qui diffusent une lumière "bleue" tels que les tubes supra-actiniques, voire le "moonlight". En ce qui concerne la durée d'éclairage, on peut dire que la majorité des végétaux marins et les invertébrés hébergeant des zooxanthelles poussent le mieux si l'on se base sur la durée de luminosité d'une journée tropicale. Sous les tropiques, le jour dure environ 12 heures et la nuit aussi. Mais sous l'eau, en raison du faible angle avec lequel les rayons touchent l'eau le matin et le soir, on "convertira" la journée à 8 à 10 heures environ. C'est pourquoi, nous vous recommandons d'éclairer l'aquarium pendant 10 heures, au maximum 12 en fonction du type d'éclairage que vous allez utiliser.


DUREE DE L'ECLAIRAGE


La durée journalière d'éclairage est d'environ 12 heures dans les pays tropicaux d'où sont
originaires nos animaux et végétaux. Afin d'avoir un cycle régulier, il est préférable de brancher
l'éclairage sur une horloge prévue à cet effet. Vous éviterez ainsi de stresser inutilement vos
animaux. Programmez votre minuterie de façon à ce que vos poissons soient encore éveillés si
vous voulez les observer le soir par exemple commencez à éclairer à 11 heures et éteignez à 22 heures. Si comme nous le recommandons vous possédez plusieurs sources lumineuses (daylight, que ce soit sous forme de tubes ou d'ampoules HQI et complétée de tubes bleus) vous pourrez les brancher sur des horloges séparées. Voici une combinaison intéressante pour les bacs
contenant des invertébrés hébergeant des zooxanthelles :
11h00 à 23h00 : tube(s) Supra-actiniques
11h30 à 22h00 : tube(s) de type Moonlight
12h00 à 21 h00 : Daylight (tubes ou HQI-D)


La durée du "Daylight" pourra être augmentée ou baissée selon le besoin des animaux ou
l'apparition d'algues inférieures indésirables.
Certains aquariophiles récifaux très passionnés et désirant profiter au maximum des
couleurs chatoyantes des coraux ont même poussé le vice pour imiter au mieux la nature de
programmer ce genre d'horaires avec des ampoules HQI allant de 250 à 400 voire 1000 watts. Le résultat est garanti. Heureusement d'ailleurs car un tel investissement demande une réelle
passion.

Changement des sources lumineuses :
Bien que tous les tubes fluorescents et les ampoules HQI aient une longue durée de vie (2-3 ans
pour certaines), nous vous conseillons dans l'intérêt de vos coraux de les changer au bout d'un
an, car vers la fin de la durée de vie la puissance lumineuse diminue et le spectre se modifie. Vos invertébrés héliophiles seraient confrontés à d'inutiles problèmes d'adaptation en cas de
changement tardif.

REMARQUE IMPORTANTE

Les lampes HQI dégagent beaucoup de rayons ultraviolets qui brûlent dangereusement
vos animaux (mais aussi les aquariophiles). Si vous bricolez vous-même votre éclairage, pensez aussi à équiper vos ampoules d'une vitre de protection lorsque les ampoules ne disposent pas
elles-mêmes d'un bulbe de protection.
Un aquarium marin ne peut fonctionner correctement sans un minimum d'équipement.
Naturellement selon le type d'aquarium marin que vous désirez posséder, il faudra choisir votre
matériel en conséquence. Pour un même type d'aquarium vous remarquerez différentes solutions qui fonctionnent chez les aquariophiles et nous vous conseillons d'en parler avec les amis expérimentés que vous avez dans votre association. Néanmoins les quelques lignes qui vont suivre vous donneront une idée de ce qui se fait et évidemment de l'investissement qui en découlera.

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Le cycle de l'azote

Vendredi 15 mai 2009
Aquarium Marin  Démarrage & Maintenance

LE CYCLE DE L'AZOTE :
AMMONIAC, NITRITES ET NITRATES.


Les composés azotés dissous dans l'eau et auxquels vous serez confrontés sont de trois
types :
AMMONIUM (NH4) et AMMONIAC (NH3)
NITRITE (NO2)
NITRATE (NO3)


Ils résultent des processus naturels de dégradation organique. L'azote est l'un des
éléments vitaux dans la composition des protéines. Ces dernières, lors de leur dégradation,
passent par différentes phases que l'on appelle le cycle de l'azote. En premier, elles seront
transformées par les bactéries en ammonium (NH4). L'ammonium résulte de la décomposition
des protéines par les animaux vivant dans l'eau : digestion des aliments. En effet, la
décomposition de la protéine n'est possible que jusqu'au stade de l'ammonium. Ce composé azoté n'est plus assimilable par l'organisme et se trouve donc rejeté dans l'eau par les excréments.
Lorsque les végétaux meurent, ils pourrissent et il en résulte également de l'ammonium qui est
rejeté dans l'eau. Dans les écosystèmes naturels fonctionnant correctement, l'ammonium est
utilisé, en majorité, par les algues comme substance nutritive et comme source d'azote nécessaire à la formation de protéines. L'ammonium est transformé en nitrites, puis en nitrates par des bactéries utilisant de l'oxygène pour effectuer le processus d'oxydation. Les nitrates servent de substance nutritive aux plantes. (C'est pourquoi les agriculteurs en déversent sur les champs). Le problème est que tout cet épandage n'est pas totalement absorbé par les plantes et par ruissellement, se retrouve dans la nappe phréatique. De là, elle est pompée pour l'usage des humains et voilà pourquoi dans certaines régions vous trouvez les nitrates dans votre eau de
conduite. Comme les végétaux sont soient mangés ou se dégradent en fin de vie et recréent ainsi de l'ammonium la boucle est bouclée ! Voilà pourquoi on parle de "cycle de l'azote)).

 

Cependant ce dernier ne fonctionne ainsi que dans un écosystème naturel en bon état, c'est-à-dire s'il y a équilibre naturel entre les différents acteurs que sont les animaux (allant des bactéries au vertébrés) et les végétaux. Tout surplus qui s'accumule dans ce cycle provoquera tôt ou tard des concentrations dangereuses de l'une des substances intermédiaires.
Dans l'aquarium, les différentes étapes du cycle de l'azote se déroulent, en principe,
exactement comme dans la nature. Toutefois, l'accumulation des déchets azotés (excréments des animaux, restes alimentaires, végétaux morts) dans un aquarium est toujours, même peu peuplé, supérieure à celle que les végétaux peuvent absorber. C'est pourquoi, au bout d'un certain temps, il y a concentration de composés azotés dans l'aquarium. Un bac, muni d'un filtre biologique, subira toujours une augmentation, lente mais continue, de la teneur en nitrates. Cette concentration des composés azotés contenus dans l'eau de l'aquarium n'est assimilée qu'en quantité limitée par les végétaux (et à un degré moindre par les invertébrés hébergeant des zooxanthelles). Les bactéries nitrifiantes sont surtout présentes dans les filtres mais elles
colonisent également le substrat et les roches. Pour transformer les différents éléments de l'azote, elles consomment de l'oxygène. L'oxydation se fait en deux étapes avec deux types de bactéries différentes qu'on appelle bactéries nitrifiantes. Celles-ci "travaillent" toujours en duo car l'une fournit les éléments nécessaires à l'autre. Au cours de la première étape, les bactéries du groupe Nitrosornonas oxydent l'ammonium en nitrites que les bactéries du groupe Nitrobacter les oxydent après en nitrates.
Au niveau de l'ammonium et des nitrites, évitez impérativement de dépasser durablement
des valeurs de 0'1 mg /l. Leurs teneurs élevées en aquarium sont le signe d'un dysfonctionnement des processus de dégradation bactériens. Ce problème peut avoir des causes diverses, par exemple une alimentation trop riche ou des cadavres d'animaux que vous aurez "oublié" de retirer de votre bac, une trop faible teneur en oxygène, un traitement

médicamenteux, des modifications du taux de pH, l'action d'un stérilisateur aux U.V. etc. . La toxicité de l'ammonium est très liée au pH. Dans un aquarium fonctionnant normalement, la transformation de l'ammonium en nitrates, se déroule sans accumulation notable d'ammonium ou de nitrites. Si les bactéries qui transforment les protéines diverses en ammoniac et en nitrites colonisent assez rapidement votre aquarium, celles qui transforment les nitrites (NO1) en nitrates (N03) ne se développent malheureusement que très lentement. Les nitrates sont en fait la substance la moins toxique, mais attention seulement à des teneurs relativement faibles et la toxicité agit plus ou moins sur les différentes espèces en fonction de la teneur. Les nitrates peuvent être tolérés, sans dommages, par les poisons jusqu'à des concentrations de 200 mg/l.

 

Dans certains aquarium même plus (on parle dans la littérature de valeurs entre 500 et 1000mgll ! ! ! ! . Cependant cette accoutumance s'est fait progressivement et dans de tels cas, les aquariophiles concernés s'étonnent toujours que les poissons nouvellement introduits périssent alors que les anciens n'ont pas de problèmes. Inversement, lorsqu'ils ramènent brutalement, par changements d'eau massifs, e taux de Nitrates à des valeurs plus acceptables, les anciens poissons subissent parfois des pertes. En fait tout changement doit se faire graduellement et ce qui s'est fait lentement en mal devra se faire tout aussi lentement en bien. Pour éviter cela il est préférable de renouveler régulièrement une partie de l'eau. Si vous maintenez des invertébrés, vous ne risquez pas de vous retrouver confronté à un tel problème, tout simplement parce qu'ils seront morts avant ! ! ! En effet 50mgll représente déjà pour beaucoup d'espèces une valeur extrême. Si les nitrates sont tolérés par les poissons à des valeurs aussi élevées, l'ammoniac et les nitrites sont très toxiques pour les poissons même à de faibles concentrations et vous risquez déjà de fortes pertes avec des concentrations de 1 mg/l. Mais déjà à des valeurs de 0.2 mg11 vous pourrez observer que des poissons présentent des difficultés respiratoires. En cas de dysfonctionnement de votre cycle de l'azote il faudra évidemment en chercher les causes. Lorsque vous aurez rétabli les bonnes conditions de fonctionnement (réduction du nombre de poissons, alimentation plus circonspecte, filtres déficients, etc.) ou après avoir terminé un traitement médicamenteux une flore active de bactéries performantes peut être rétablie par un ajout de bactéries proposées généralement

dans le commerce sous forme lyophilisée.
Comme pour la dureté de l'eau de nombreuses firmes telles JBL, Tetra, Aquarium
Systems, etc. avec leurs Tests Ammonium, Nitrites et Nitrates vous permettront de contrôler les
diverses étapes du cycle de l'azote dans l'aquarium afin que vous puissiez rapidement détecter les perturbations et prendre ainsi immédiatement les bonnes mesures. Ammoniac et nitrites doivent surtout être surveillés durant les premiers mois après la mise en route. Si la population de votre bac se comporte bien il sera inutile de vérifier régulièrement leur teneur. Par contre, il est impératif de maintenir les teneurs en nitrates assez faibles car à partir de 50 mgll, les nitrates favorisent dangereusement la croissance des algues. Dans un aquarium ne contenant que des poissons et des algues, voir des Alcyonaires robustes tel que les espèces du genre Sarcophyton et Sinularia cela ne pose guère de problèmes. Mais dans un bac de type récifal vous risquez de courir carrément à la catastrophe. Nous voudrions attirer votre attention sur un phénomène courant en liaison avec une trop grande accumulation de nitrates. Si vous laissez ces dernières s'accumuler (sans prendre les mesures dont nous allons parler ci-dessous), à partir de 200 -250 mg11 on arrive à un stade auquel les Nitrobacter et les enzymes qu'ils produisent sont inhibés.
Cela se voit à la forte augmentation toujours plus importante de la teneur en nitrates. Pour cette raison nous vous conseillons sans restriction le renouvellement régulier de l'eau de l'aquarium en quantité modérée. Vous renouvellerez par la même occasion l'apport en oligo-éléments
nécessaire à la vie de vos pensionnaires. Une végétation dense contribue aussi à une réduction de la teneur en nitrates ou, tout au moins, ralentit l'augmentation de cette teneur.

Dans un bac récifal où les algues vertes mais aussi les algues primitives sont indésirables les aquariophiles ont développé d'autres méthodes d'épuration dont nous parlerons plus tard. Mais même pour ce dernier type d'aquarium vous pouvez adjoindre une cuve reliée au circuit d'eau dans laquelle vous ferez pousser des algues supérieures sous un éclairage adéquat. Vous pourrez également nstaller un filtre à algues.
Pour en revenir à notre aquarium, si on le ne "dope" pas au départ avec des bactéries, il
faut environ 6-8 semaines (parfois plus !) pour que les bactéries qui transforment nitrites en
nitrates se soient suffisamment reproduites et aient colonisé le filtre, les roches ou encore le
substrat. Un phénomène caractéristique peut être constaté durant la reproduction et la
sédentarisation : la teneur en nitrites augmente graduellement pour atteindre des valeurs très
élevées avant de recommencer à diminuer. C'est seulement lorsque la teneur en nitrites est
redescendue au-dessous de 0,2 mg/litres que vous pourrez envisager de peupler votre aquarium avec des poissons. Mesurez ammoniac et nitrites avec l'un des nombreux tests vendus dans le commerce spécialisé. Si le taux de nitrites est quasi nul, commencez par introduire 1 à 2 invertébrés ou un petit poisson. Si tout se passe bien vous pourrez petit à petit augmenter la
population de votre bac. Une fois le bac habité par sa population finale, les nitrates
s'accumuleront petit à petit et vous devrez alors réduire cette accumulation, soit en ralentissant
leur formation par un combat à la source à l'aide d'un écumeur à protéines. Vous pouvez
également freiner cette accumulation par la présence d'algues (ou mieux encore l'usage d'un
filtre à algues - nous pensons évidemment aux algues supérieures), des changements d'eau
réguliers, des dénitrateurs (qu'ils soient hétérotrophes ou autotrophes). L'usage de résines
captant les nitrates peut également se faire, mais leur régénération est fastidieuse et si vous
oubliez cette phase ou que vous tardiez trop longtemps à le faire, les résines risquent de
"relâcher" brutalement leur contenu et là, c'est garanti, à part de très gros ennuis, vous n'aurez
rien gagné !

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Les Aiptasias [Le Fléau Récifal]

Jeudi 14 mai 2009
Invertébrés Marins

Bonjour,

 

Je venais par la présente vous apporter mes observations sur les catastrophes subies à propos des Aiptasias et des articles désespérés que j’ai pu lire.

 

 

J’ai aussi été envahi par ces sales bêtes et j’ai essayé pas mal de trucs.

- Chelmons : Hormis 1 qui a fini par manger les très jeunes bourgeons et freiner la prolifération, les autres sont morts avant toute utilité.  

-Wurdemannis ont passé le plus clair de leurs temps à attendre la mue des copines pour les bouffer, bien que j’aie pu constater la présence de nauplies dans le filtre, il n’a fini par rester qu’un seul spécimen.

 

C’est là que vient mon observation : Wurdemanni n’attaque pas les grosses aiptasias qui possèdent leur couronne de tentacules, un jour excédé par mon impuissance , faisant fi du risque de surmultiplication car après tout là ou j’en étais !!! J’ai cueilli les aiptasias comme de vulgaires marguerites en passant soigneusement sous la couronne car là elles ne se rétractent pas.

 

Il reste à ce moment là un tout petit monticule qui ne réagit plus, on peut le piquer à l’acide ou tout autre et je comptais bien en arriver là, mon travail ou un coup de téléphone m’ont obligés à remettre ça à plus tard.

 

Durant la soirée qui à suivi, la crevette survivante s’est attaquée aux moignons restants leurs extirpant des sortes de fils blancs jusqu’à disparition totale.

 

Le lendemain j’ai cueilli encore quelques bestioles et ça à recommencé et ainsi de suite….

 

J’ai gardé quelques grosses aiptasias qui ne se » reproduisent » plus ce qui laisse à penser que la crevette mange les rejetons, de temps en temps je lui en cueille une ou deux.

 

Il semble entre autre mais je ne peux l’affirmer que d’autres pensionnaires mangent ces aiptasias ainsi désarmées.

 

L’outil utilisé est une’’ pince forceps’’ pour fabriquer le mouches de pêche  achetée chez un fournisseur d’articles de pêche à laquelle j’ai coupé le dispositif de blocage, il est très important sinon indispensable d’ajuster les mâchoires pour qu’elles soient parfaitement jointives l’aiptasia reste alors plein d’eau lors de l’arrachage et les jours de chance la sole vient avec. Je vous joins la photo de l’engin : 

Essayez de toute façon ça n’engage à rien si vous en avez trop, vous constaterez en plus cette sorte de plaisir à se débarrasser de ces saloperies

 

BONNE REUSSITE A TOUS                                                      

 

 MIMILE

 

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